Trouver mon coach Mon coach
Mains tenant un téléphone ouvert sur un formulaire de recherche administratif, salle d’entraînement floue à l’arrière-plan

Vérifier la carte professionnelle d’un coach sportif, en deux minutes

C’est le seul contrôle qui prouve quelque chose, il est public, gratuit, et presque personne ne le fait. Voici comment il fonctionne et ce qu’il ne dit pas.

Enseigner, animer ou encadrer une activité physique contre rémunération n’est pas libre en France. Le code du sport le réserve aux personnes titulaires d’un diplôme, d’un titre professionnel ou d’un certificat de qualification enregistré au répertoire national des certifications professionnelles. Ce n’est pas une recommandation de bonne pratique : c’est une condition d’exercice.

Ce que la carte professionnelle prouve réellement

Tout éducateur sportif rémunéré doit déclarer son activité au service départemental de l’État, et cette déclaration lui vaut une carte professionnelle. L’obligation vaut que l’activité soit principale ou secondaire, régulière ou occasionnelle : un coach qui n’exerce que le samedi matin y est soumis comme un autre.

La carte n’est pas un simple récépissé. Elle n’est délivrée qu’après quatre contrôles distincts : que le diplôme figure bien dans la liste officielle et couvre l’activité exercée, que la personne remplisse la condition d’honorabilité, qu’aucune mesure d’interdiction d’exercer ne la vise, et qu’un certificat médical atteste l’absence de contre-indication à la pratique et à l’encadrement.

Le contrôle d’honorabilité mérite qu’on s’y arrête, parce que c’est celui qui compte le plus quand on fait entrer quelqu’un chez soi. Il se fait sur le bulletin numéro 2 du casier judiciaire. Tous les crimes et un ensemble de délits nommément énumérés entraînent une incapacité d’exercer, automatique, sans qu’aucune décision d’interdiction n’ait besoin d’être prise.

La marche à suivre

Demandez au coach son numéro de carte professionnelle. Ouvrez ensuite le portail public du ministère des Sports, recherche-educateur.sports.gouv.fr, qui permet de chercher par numéro de carte ou par nom et prénom. La fiche affiche les qualifications de l’intéressé et leur validité.

Trois vérifications valent le détour. D’abord que le nom corresponde. Ensuite que les qualifications couvrent ce que vous demandez : une qualification en cours collectifs ne recouvre pas l’accompagnement d’une personne atteinte d’une pathologie chronique, qui relève du coach sport santé à Lyon. Enfin la date, parce que la carte vaut cinq ans et se renouvelle par une nouvelle déclaration.

Si les séances ont lieu dans un établissement, une copie de la carte et du diplôme doivent y être affichées et visibles du public. Chaque carte porte par ailleurs un code à scanner qui mène aux mêmes informations, tenues à jour.

Deux situations où la carte n’existe pas, sans que ce soit anormal

Un intervenant bénévole n’a ni déclaration ni carte professionnelle. Il reste soumis à l’obligation d’honorabilité, mais pas à l’obligation de qualification, sauf pour quelques activités à sécurité renforcée. C’est le cas de nombreux encadrants en club associatif.

Un éducateur en cours de formation qui exerce contre rémunération se déclare lui aussi, mais reçoit une attestation de stagiaire et non une carte. Ce n’est pas disqualifiant, à condition de le savoir : un stagiaire travaille sous la responsabilité d’un tuteur, et cela mérite d’être dit avant la première séance plutôt qu’après.

Une mise en garde sur l’adresse à utiliser

Plusieurs documents administratifs encore en circulation renvoient vers une ancienne adresse de vérification, en eapspublic. Elle ne fonctionne plus : la connexion échoue sur un certificat de sécurité expiré. C’est bien recherche-educateur.sports.gouv.fr qui répond aujourd’hui.

Ce que la carte ne dit pas

Elle atteste une qualification et une déclaration, pas une compétence pédagogique ni une compatibilité avec vous. Un coach parfaitement en règle peut être trop directif pour votre tempérament, ou spécialisé dans un public qui n’est pas le vôtre. La carte élimine un risque, elle ne choisit pas à votre place.

Le reste se juge à la première séance : est-ce qu’il vous a posé des questions avant de vous faire bouger, est-ce qu’il a corrigé vos gestes, est-ce qu’il a noté quelque chose. Ces trois signes en disent plus long sur la suite que n’importe quelle plaquette. C’est vrai pour une remise en forme à Lyon comme pour une préparation physique à Lyon.

Si vous cherchez un coach dans l’agglomération, la zone couverte détaille commune par commune ce que l’offre locale permet réellement d’organiser.

Une question qui reste sans réponse ?

Décrivez votre situation en quelques lignes. Elle part vers un seul coach de votre secteur, qui vous répondra sur votre cas et non en général.

Dites-nous où vous en êtes

Quelques lignes suffisent. Votre niveau actuel n’a aucune importance pour remplir ce formulaire, il en aura pour le coach qui vous rappellera.

Votre demande part vers un seul coach de votre secteur. Elle n’est ni revendue, ni diffusée à une liste de professionnels.